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Lo-chan - 露蘭西

Chroniques brésiliennes

LoliLola

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Râleuse, moi?... pensez-vous! Plutôt un puits de patience soupe au lait, les pieds sur terre dans la lune; une prise multiple ensolo et en VO sur apnée en artiste au brouillon méthodique zesté de Bombril nomade...
Z'avez rien compris? Essayez dans l'autre sens, qui sait?
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Juana
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(no name)
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MAHARADJAH मह '
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PIERRE
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Laurence
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SISI
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valentine

April 23

Le ciel peut attendre...

Tout à l'heure, aux aurores, je reprends le train pour aller dans le sud, au milieu des pins...
Inconvénient majeur : pas de connexxxxxxxxxion internet, la plupart du temps... c'est ravitaillé par les corbeaux...
Mais je compte quand même faire un tour sur la toile, de temps en temps, et vous répondre!
Merci à vous tous!!!
April 17

A la Poursuite de LoliLola...

 

D'abord, merci à tous pour vos passages réguliers, malgré mon long silence et pour la pétition, aussi !!!

Beaucoup de choses se sont passées, depuis le dernier billet...

Entre autres, plusieurs déménagements, dont le principal fut celui qui me ramena dans l'hémisphère nord.

En un mois, les minettes et moi sommes passées par 3 déménagements, et ce n'est pas fini! Le prochain devrait nous mener à une adresse fixe, pour quelques mois, au moins.

Beaucoup de fatigue accumulée pour les préparatifs de ce changement de vie, beaucoup de fatigue accumulée ensuite, en terres parisiennes, entre les démarches administratives, les préparatifs pour la prochaine crêche, et même du boulot, pour quelques jours, alors que j'aurais dû aller dès début avril, voir ma môman... Ca aura été un peu retardé, et même entrecoupé, puisque moins d'une semaine après j'ai dû remettre les voiles direction Paname, pour d'autres démarches administratives et un jour supplémentaire de boulot. Pas mal de non-connection à internet, aussi, ce qui ne facilite pas la communication bloguesque...

Revenir après des années d'absence est assez bizarre. De nombreuses choses me paraissent exotiques, tels ces rayons absurdement remplis de charcuteries et jambonnailles en tout genre! Ou encore, cette débauche et ce luxe de yoghourts différents ! Si cela existe bel et bien au Brésil, il n'y en a pas autant! Par contre, la mortadella est absente... (ça ne me dérange pas, je n'en achète pas, de toute façon!) Beaucoup de fruits et légumes ont fait leur apparition ou se sont banalisés : mangues, fruits de la passion, papaye (même si les pauvres papayes avaient une drôle de tête déprimée, l'autre jour!) et même roquette, dont je n'avais pas un souvenir aussi présent, en France, et dont je me gavais, au Brésil.

Bon pain, fromage de chèvre, pain au chocolat et framboises, mon quarté gagnant, à l'arrivée.

Chardonnay, consommé sans modération chez une amie, où j'ai squatté 10 jours avec les minettes, après 15 jours dans un studio et avant le sud.

Moi qui avait un si mauvais souvenir des administrations locales, voilà que je suis tombée sur des gens serviables et courtois : exotique, non?! "L'effet Brésil", peut-être?... En tout cas, c'est plus agréable que de tomber sur des visages fermés. Aujourd'hui encore, tous très sympathiques dans les administrations, même si, côté efficacité, il m'a fallu pratiquement 1 mois pour réussir à m'inscrire!

Voilà, la Loli est retrouvée mais bien vannée, fatiguée, crevée, épuisée, à bout de souffle...  Et dire que samedi, je dois être à 8h30 à Versailles!!! Alors que l'amie chez qui je squatte va rentrer vers 3 heures du matin et qu'il faut battre la porte du studio de toutes ses forces pour qu'elle daigne fermer correctement : je vais encore être fraîche, je sens...

 

March 15

Heaven's Bookstore

Merci de vos passages :)

La Loli, elle n'arrête décidément pas de courir! Vous saurez bientôt pourquoi.

Il y a vraiment eu de quoi devenir chèvre, cette semaine!

En attendant mieux, elle vous présente la Livraria Cultura, sans doute la meilleure librairie de Sampa. Il ont refait le magasin du Conjunto Nacional, sur Paulista, il y a quelques mois, et c'est vraiment un endroit agréable, où il fait bon flaner, s'arrêter entre 2 RV pour un café grignoter des "salgados" ou, tout simplement, farfouiller dans les rayons à la recherche d'un livre, d'un CD ou d'un DVD.

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March 06

Cours, Lola, Cours !

Plus le temps de rien, juste de courir et... courir encore. Elle court, elle court, la Lolette, ne sait plus où donner de la tête, et la perd même d'ailleurs, parfois... Hier soir encore, par exemple, entrée dans l'espace des guichets électroniques d'une banque, elle a, bien évidemment, eu maille à partir avec la première machine : récalcitrante, cette dernière a tout simplement déclaré forait ! Non, elle ne voulait pas faire ce pour quoi elle avait été installée là, la bougresse! Après avoir abandonné l'idée de la faire revenir à la raison, la Lolette s'est donc attaquée à une autre machine, qui a bien voulu fonctionner, celle-là. Oui, mais la Loli est allée remplir l'enveloppe à dépôt sur un petit comptoir prévu à cet effet, a posé ses guenilles et son sac sur ledit comptoir et, en repartant, a tout bonnement laissé la vieille veste jean toute râpée-déchirée qu'elle se trimballe depuis des années... Et elle s'en est aperçue où, la Loli, de son oubli ? Dans le bus, loin, déjà... c'était le soir, fatigue et mal au pieds étant, plus la perspective d'un cours commençant incessamment-sous peu, la Lolette a donc abandonné là sa veste, lui adressant un dernier adieu mental. De toute manière, même si elle retournait sur les lieux, Loli avait peu de chances de récupérer son bien. Et qui sait ? c'est peut-être un sans abri ou quelqu'un qui en aura besoin, qui l'aura trouvée ?

 

A part ça, la Lolette a quand même trouvé le temps de se faire une soirée théâtre et dîner accompagné de bon vin avec un ami qu'elle n'avait pas revu depuis probablement 2 ans... Il faut dire, l'ami en question voyage beaucoup et n'était pratiquement jamais sur Sampa, ces 2 dernières années.

Théâtre, donc, avec la reprise de la pièce musicale Gota d'água, créée, dans les années 70, par une actrice monument du théâtre brésilien, Bibi Ferreira. Cette transposition de la tragédie d'Euripide, Médée, dans un faubourg pauvre de Rio, signée Paulo Pontes et Chico Buarque, n'était pas que le cri désespéré et vengeur d'une femme bafouée mais aussi une critique de la situation socio-politique de l'époque puisque, rappelez-vous, nous étions en pleine dictature militaire, en 1975... Comme toujours la musique et les textes de Chico Buarque sont à la fois si doux et mais peuvent être si violents, quand on y regarde de plus près... D'ailleurs, il suffit d'écouter plus attentivement Que será que será, pour se demander où donc est-ce que Nougaro a bien pu y voir une jolie petite histoire d'amour flageollante, pour nous inviter à aller voir une "maison avec des briques roses"...

Le montage actuel, au Teatro Fábrica profite de la présence de Georgette Fadel, excellente actrice que je n'avais encore jamais eu l'occasion de voir sur scène et qui co-signe d'ailleurs la mise en scène.

Après le spectacle, nous sommes rentrés dîner chez cet ami, et nous sommes régalés d'une volaille au four parfumée au romarin, de quelques légumes et d'un excellent Saint-Emilion qu'il avait acheté pour l'occasion.... On lui en a mis un sacré coup dans l'aile, au Saint-Emilion : 2 bouteilles à nous 2!

 

March 02

Encontros e Desencontros (take 2)

Jamais 2 sans 3... c'est fait ! Après mes deux RV manqués d'hier, la série continue (et se termine, si j'en crois le dicton). J'ai voulu aller acheter du matériel de bureau, cette après-midi, mais en arrivant devant la porte de la méga-papèterie où l'on trouve de tout, je n'ai plus eu qu'à repartir prendre le bus car elle était fermée... En effet, ce magasin ferme à 15 heures, le samedi. Quel horaire saugrenu... Sur Paulista, en plus! C'est comme si l'on fermait les magasins à 15 heures sur les Champs Elysées!

Bien plus tard, je découvre la nouvelle passion de Chiquinha : le poulet au curry de Lizandra.

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March 01

Encontros e Desencontros

C'est le titre de "Lost in Translation", ici, au Brésil, et c'est bien plutôt de RV manqués dont s'est composée ma journée!

Déjà, le matin, je vais chez le médecin.J'avais appelé pour reporter mon rendez-vous de la semaine dernière à aujourd'hui, 10h40. J'arrive et... oh surprise! la salle d'attente est vide! D'habitude, elle déborde plutôt de patients... Au comptoir d'accueil, 2 secrétaires, qui me demandent, étonnées, si je viens pour voir Mme XXX, ce à quoi je réponds : "Non, le Docteur XYZ". Roulement des billes de leurs yeux, vérifiant mon nom, qui n'était pas sur leur liste, ni sur l'agenda, et me demandant qui avait pris mon RV? Au téléphone, c'est vrai que je n'ai pas demandé le nom de la secrétaire qui m'a répondu, la semaine dernière... Bref, le médecin n'est pas là, a annulé tous ses RV, les secrétaires ont appelé les patients prévus, et elles s'excusent platement, surtout qu'en plus, l'opération que devait pratiquer le médecin ce matin était prévue depuis 15 jours! Comme mon nom n'était pas sur l'agenda, personne ne m'a prévenue, je suis donc venue perdre mon temps, au lieu d'avancer dans tout ce que j'ai à faire à la maison, notamment 3 traductions sur le feu, dont 2 longues pour la semaine prochaine...

Mon RV suivant étant relativement près de chez le médecin, ça ne vaut pas la peine de rentrer chez moi. Sur Paulista, je décide de pousser la porte du centre culturel Caixa et d'aller voir de plus près l'expo 60 ans d'agence Magnum, ce qui me permet de revoir, ou tout simplement voir en grand format ces photos magnifiques... A toute chose, malheur est bon.

Dans l'après-midi, je décide de me rendre directement à mon dernier RV (à l'autre bout de la ville) car, là encore, rentrer chez moi voudrait dire arriver pour ressortir aussitôt. J'arrive très en avance, traîne un peu, avale une bouchée et... 1/2 heure avant l'heure du RV, le téléphone sonne et, à nouveau, contretemps-changement-de-programme... Me revoilà à attendre le bus pour rentrer, mais en pleine heure de pointe, j'ai mis pratiquement 2 heures pour arriver à bon port.

Pour vos mirettes, depuis la fenêtre du bus : Paulista, entre chien et loup... (vous connaissez l'enseigne, dans le grand bâtiment de verre?)


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February 28

Violent Cop

Ceux qui suivent l'actualité cinéma auront sans doute remarqué que le vainqueur, à Berlin, cette année, est le film brésilien : Tropa de Elite (Troupe d'élite), et qu'il a été loin de faire l'unanimité, puisqu'une partie de la critique est du public l'a taxé d'extrêmement violent et même, de film aux relents fascistes. Violent, il l'est, certes! Impossible de le nier! Fasciste, probablement parce que le point de vue adopté est celui du policier qui, malgré les actes atroces qu'il commet quotidiennement, doute, a une vie de famille, des problèmes conjugaux, etc. bref, un homme "normal".

"Humaniser" le bourreau, c'est comme une tentative de créer une empathie avec lui, ce qui pose un problème moral : un monstre ne peut être "humain", il ne peut être "comme nous"... et pourtant... En tout cas, la seule véritable différence entre policiers et bandits, c'est porter ou non l'uniforme et avoir le droit de tuer, ou le faire illégalement... Le film aurait sans doute pu être bien plus violent, encore, il n'aurait pas créé autant de polémique s'il n'avait pris le parti "d'héroïser" les membres de cette troupe d'élite... Le probmème n'est pas tant la violence que la morale et l'humanisme, ce que l'on peut montrer ou non, et comment le montrer...

Ici, la polémique a moins porté sur le contenu explicitement violent que sur le fait que tout le monde l'avait déjà vu avant même sa sortie en salles ! "Grâce" à une "fuite", "vol" de bobines... Les explications et le mines du réalisateurs dans ses différentes interviews n'ont pas franchement convaincu de sa version des faits. On en a tellement parlé AVANT que tout ceux qui auraient éventuellement tordu le nez se sont précipités au cinéma, dès le premier jour de sortie... Un fort soupçon de manipulation marketing plane toujours...

Quoi qu'il en soit, le motif de la polémique n'était pas la violence mais plutôt le "point de vue" (fasciste ou non?) et si, oui ou non, les bobines avaient bien été volées ou si ce vol avait été commandité... Une journaliste de France 24, après l'ours, a rappelé cette polémique au Brésil, donnant comme motif la violence. Mais dans les grandes villes du Brésil, on en voit tellement, de la violence, au quotidien, dans tous les journaux, qu'au cinéma, finalement, ça n'impressionne plus personne depuis longtemps!

La violence au Brésil était justement le sujet d'un article d'un journal pour francophones/philes, d'aujourd'hui. Effectivement, la violence est là, on peut être séquestré pour une carte de crédit à São Paulo, récolter une balle perdue plus souvent qu'à son tour à Rio, se faire couper l'oreille pour convaincre la famille de payer la rançon, un petit garçon de 6 ans est même mort, trainé sur des plusieurs rues, car il était resté pris dans la ceinture de sécurité que sa maman n'avait pas eu le temps de défaire, les voleurs de la voiture ayant démarré sans plus attendre... Oui, la violence est là, présente, toute proche, banale presque, sauf lorsqu'il s'agit d'un crime particulièrement cruel, comme dans le cas de ce petit garçon.

Mais en même temps, les gens vivent, au Brésil aussi. Les choses se sont même, nous dit Le Petit Journal, considérablement arrangées, au cours des 10 dernières années. Je ne saurais parler de statistiques, cenpendant, tous ces crimes et cette violence existent, bien sûr, mais on arrive aussi à vivre normalement, à São Paulo ou dans d'autres grandes villes du pays. Bien sûr, les habitants ont des "réflexes" de sécurité que les Parisiens ou les Tokyoïtes n'ont pas mais on peut marcher dans les rues, faire du shopping, aller au cinéma, au théâtre, au restaurant, à la plage, etc., bref, mener sa vie, comme ailleurs, la plupart du temps...

Et pour terminer ce billet, une coïncidence, dans les statistiques de visiteurs de ce blog, aujourd'hui, quelqu'un a atterrit chez moi après avoir lancé sur Google la recherche suivante : "peut on aller seule sur la plage à sao paulo"... Ben, en ville... NON! Pour la simple et bonne raison qu'il N'y a PAS de plage! Si vous allez sur le littoral, par contre, vous pourrez tout à fait vous y dorer sans autre problème que la drague, ou un vol d'appareil photo, éventuellement... mais quant à ça, le Brésil n'est pas le seul endroit où ça peut vous arriver...



February 25

Pédale Douce

Grosse fatigue, ce samedi, qui avait pourtant bien commencé, mais a brusquement connu une baisse de régime interne au beau milieu de l'après-midi. Du coup, j'ai décidé de lever le pied et de profiter de la vue couleur de plomb, depuis ma fenêtre.

Requinquée, dans la soirée, j'ai repris mes recherches, une traduction et 2 ou 3 autres choses qu'il me fallait faire.

Couchée très tard, réveillée tard, aussi... ciel gris, pluie, pluie, pluie... Tri, rangement et empaquetage, aujourd'hui. Pas un programme des plus passionnants, mais il devient urgentissime de m'y atteler, et cette activité réserve parfois de jolies surprises, lorsque l'on retrouve des choses oubliées. D'autant plus que le temps incite au cocooning. Ceci dit, j'aurais bien aimé, aussi, une ballade en forêt ou sur la plage désertée, sous une pluie fine et douce.

February 22

Sonate d'automne

Il n'y a plus d'saisons, ma bonne dame!...

Effectivement, on peut se demander si les saisons existent vraiment encore, ou du moins, si elles sont bien encore telles qu'on les connaissait autrefois. Pour exemple, l'été dernier, en France, "pourri", aux dire de tous, et très court; l'hiver actuel qui fait du yoyo entre beau + glacé et doux + pluie (14°C prévus, sur Paris, ce 21 février)... De ce côté-ci du globe, les choses n'ont pas l'air d'aller bien mieux : l'été a mis tellement longtemps à arriver que les températures enfin conformes à la saison, nous sommes repassés illico à l'heure d'hiver... et pour faire bonne mesure, le climat actuel, s'il est, en apparence, assez représentatif d'un été paulistain, présente tout de même quelques anomalies : après l'orage, normalement, le temps devrait redevenir lourd et étouffant; eh bien, en ce moment, ce n'est pas le cas, et les orages rafraîchissent vraiment les soirées, donnant plutôt l'impression d'être arrivé à la fin de l'été... S'il fallait une preuve supplémentaire, les kakis, fruits de l'automne, ont déjà refait leur apparition sur les étals.

 

PS : merci à tous pour ma grand-mère :o)

February 18

The Hours

En plein milieu de l'été, nous voilà déjà repassés inopinément à l'heure d'hiver !

Je ne regarde pas la télé, ne lis pas les journaux, n'écoute pas la radio... Comme en plus je n'étais pas entrée sur une page d'infos locales (en fait, version web des journaux locaux) depuis quelques jours... ce qui devait arriver arriva : la Loli s'est lamentablement plantée d'heure !

Pourtant, elle en avait entendu parler, elle le savait ! Oui, mais ça, c'était le WE dernier... elle avait eu le temps d'oublier, depuis.

Pourtant, en début d'après-midi, elle a bien vu l'horloge digitale du micro-ondes indiquer fièrement 14h30, au lieu de 15h30... Et qu'a-t-elle pensé, alors, la Loli ? Que Lizandra s'était trompée en la remettant en marche (ça faisait 2 semaines, depuis le dernier blackout, qu'elle n'affichait plus rien, la pendule).

Et qu'a-t-elle fait, la Loli ? Après s'être attardée à des tâches qu'il lui est à présent impossible de faire plus traîner, elle est partie de chez elle bien plus tard que prévu, le bus qui devait l'amener à destination lui est passé sous le nez en montant poussivement la pente, son moteur tout fumant, et la Loli a décidé de prendre un taxi, sous peine d'arriver très en retard chez son élève. Le chauffeur baisse le son mais n'arrête pas la radio, ce qui permet aux deux occupants du véhicule d'écouter les nouvelles de l'état de la circulation en cette fin d'après-midi de dimanche, les difficultés qu'affrontent ceux qui rentrent de la plage (pas si terrible que ça, d'ailleurs : 4km de ralentissement, c'est encore raisonnable, pour ici) et, juste en arrivant au coin de la rue de l'élève, l'animatrice conclut : "ainsi se termine notre bulletin sur l'état des routes, il est 17h00"

Et là, la Loli pousse un hurlement d'effroi :

Dix-SEPTTTT heures?? pas dix-HUIIIIIIIIIIITTTTTT????

Retourner chez moi pour ressortir aussitôt ne valait franchement pas la peine; marcher jusqu'à Paulista pour faire quoi ? regarder une vitrine et rebrousser chemin pratiquement tout de suite ? La Livraria Cultura aurait pu être une option mais, là encore, le temps d'y aller il m'aurait déjà fallu revenir sur mes pas... Cette élève habite dans un quartier de grandes maisons individuelle, sans aucun commerce alentour, si ce n'est, tout en haut d'une pente, une boulangerie que je ne conseillerais pas à mon pire ennemi et 3 ou 4 restos de hamburguers/sandwiches dotés, les uns comme les autres, d'un éclairage au néon dévastateur. Je décide de faire quelques pas supplémentaires et d'aller dans une "fruiterie" qui sert aussi de l'açaí na tigela. Puisqu'il me faut tuer le temps, autant que ça ne soit pas trop désagréable! et puis, ça fait longtemps, que je n'ai pas pris d'açaí et qui sait si ça aidera à résoudre mes problèmes d'anémie ?


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